Dans cette série, j'utilise de façon aléatoire et désordonné ma signature, inversant les lettres ou les répétant selon mon envie, pour trouver mon équilibre dans une abstraction narrative, quintessence de culture graffiti, de flow et de style. Derrière cette répétition du nom, n'y voyez rien de plus évident que ce que le graffiti est de par sa nature propre : "Style is the message". Murs, briques, tags, flop, slogans, couleurs, coulures s'entremêlent sur la toile, au milieu des skylines de villes, et les regards qui y apparaissent sont ceux que j'ai dû éviter durant ma période active de graffiti illégal. Les différentes couches s'y superposent afin de créer des profondeurs. Le relief est d'autant plus prononcé selon l'endroit où se situe le graffiti (en premier plan sur un mur, ou en retrait, se fondant dans le paysage). Ainsi, le jeu d'optique est susceptible de transformer des tags posés en arrière-plan en détails aléatoires de l'oeuvre principale. Les toiles traitent toutes de l'obsession de la lettre, de sa mise en couleur et de la répétition des mouvements guidée par une sensation addictive, d'abord en milieu urbain et aujourd'hui en atelier.

In this series, Sader randomly and disorderedly uses his signature, inverting letters or repeating them playfully, until an aesthetic balance is estabished, representing the quintessence of graffiti culture: ow and style. This repetition of the name embodies the most obvious nature of graffiti: «Style is the message». Walls, bricks, tags, op, slogans, colors, drips intermingle on the web, in the middle of city skylines, and the looks that appear in the dark are the ones he had to avoid during his active period of illegal graffiti.
Different layers are superposed to create depths and are more or less pronounced depending on where the graffiti is situated (in the foreground on a wall, or in the background, blending into the landscape). Thus, the optical challenge is to transform tags placed in the background into random details of the main work. The paintings all narrate the obsession of the letter, its color and the repetition of movements nourrished by an addictive sensation, first in an urban setting and now in the studio.