TALKING WALLS & NO COMMENT 

En 2017, il entame un périple de huit mois en famille jusqu’en Iran. Le projet est simple: partir à la rencontre de l’autre afin de créer des liens entre différentes communautés tout en continuant le projet « Like Sader ». Ce voyage est donc l’occasion pour lui d’approfondir la critique des réseaux sociaux et de ces influenceurs. Pour ce faire, il écrit et décrit la trivialité quotidienne de nos vies sur son environnement direct. C’est-à-dire qu’il marque de sa présence la réalité sociale en agissant sur différents supports. Dès lors, un dialogue se crée entre espace privé et espace public, réalité matérielle et réalité virtuelle. En faisant intervenir la vraisemblance, un décalage prend forme entre la réalité du moment présent et la fiction.

Dans un premier temps, le spectateur peut penser à un problème de son mais comprend vite la tromperie lorsqu'il perçoit les sonorités qui entourent le personnage Sader. No comment : En complément de ses photographies, il se met en scène dans des courts-métrages cocasses. Auto-filmage où il est l’unique acteur d'un discours mimique, un commentaire d'histoires et d'actes du quotidien. Son originalité tient dans ce non-language, un défi lancé aux commentateurs petits ou grands sur les réseaux sociaux qui libèrent la parole futile et où le risque de l'analyse est multiple.